Au terme de la 30e journée de Ligat Haal, le club de la capitale occupe la première place avec un seul point d’avance sur son dauphin. Un écart infime qui laisse augurer une fin de saison sous haute tension, avec encore six rencontres décisives à disputer d’ici au 23 mai. Dans ce sprint final, chaque détail comptera. Une chose est d’ores et déjà acquise : le futur représentant israélien en tours préliminaires de la Ligue des champions ne sera ni le Maccabi Haïfa, dominateur ces dernières saisons, ni le Maccabi Tel Aviv, double tenant du titre. Un changement de hiérarchie qui témoigne d’un championnat plus ouvert que jamais. Porté par une victoire convaincante face au Maccabi Tel Aviv (4-2), le Betar avance avec confiance. Mais son entraîneur Barak Yitzhaki refuse tout emballement. « Que ce soit à domicile ou à l’extérieur, nous ressentons le soutien des supporters. Au Teddy Stadium, ils jouent un rôle essentiel dans notre réussite », rappelle-t-il. Même prudence du côté du capitaine Yarden Shua. Auteur de quatorze buts cette saison, à égalité avec Omer Atzili, il incarne l’efficacité offensive d’une équipe équilibrée. «L’équipe est unie, nous avons su faire preuve de caractère. La pression est forte et de grands matchs nous attendent », confie-t-il. Une manière de souligner que rien n’est acquis. Parmi les rendez-vous à venir, la réception de Beer-Sheva, le 12 mai, pourrait faire figure de tournant. Un choc au sommet qui pourrait redistribuer les cartes. Avec dix-huit points encore en jeu, toutes les hypothèses restent ouvertes. Pour Roy Jankelowitz, reporter sportif israélien interrogé par Actu J, le Betar possède de solides arguments pour aller au bout. « L’équipe en a clairement le potentiel. Sa principale force réside dans sa solidité défensive, avec Luka Gadrani et Bryan Carabalí. Au milieu de terrain, Yarden Shua et Omer Atzili apportent créativité et équilibre », analyse-t-il. Mais au-delà de l’aspect purement sportif, d’autres facteurs entrent en ligne de compte. « Le soutien populaire constitue également un atout majeur. Le club enregistre ses meilleures affluences depuis des années au Teddy Stadium, avec une moyenne d’environ 24 000 spectateurs », poursuit-il. Une ferveur retrouvée qui pèse dans les moments clés. « En coulisses, la structuration du club apparaît également comme un élément déterminant. Le directeur sportif Almog Cohen, fort d’une expérience en Bundesliga, a patiemment bâti l’effectif aux côtés de Barak Yitzhaki, formé au Maccabi Tel Aviv. Le Betar bénéficie en outre du soutien financier de son propriétaire, Barak Abramov, entrepreneur ayant fait fortune dans la chaîne de sushis Japanika. Celui-ci a doté le club d’un budget solide, permettant de renforcer l’effectif et d’afficher des ambitions retrouvées ».
Dans ces play-offs réunissant les six meilleures équipes, le Maccabi Haïfa apparaît désormais décroché, avec 22 points de retard sur le leader. Le club, où évolue le Français Pierre Cornud, ne disputera pas de compétition européenne la saison prochaine, une contre-performance notable pour un habitué du haut de tableau.
En bas de classement, la tension est également palpable. Ashdod, l’Hapoël Jérusalem et le Maccabi Bnei Reina sont engagés dans une lutte serrée pour le maintien, preuve que l’intensité est maximale à tous les étages du championnat.
L’info en tête
Afin de préparer au mieux la Ligue des nations, dont le coup d’envoi sera donné en septembre, la sélection israélienne disputera un match amical en Albanie le 3 juin, à Tirana. Engagée en Ligue B, la Nivrehet affrontera l’Autriche, l’Irlande et le Kosovo dans une poule relevée.
Le chiffre de la semaine
2
Pour sa première participation en Euroligue de basket, l’Hapoël Tel Aviv a atteint les quarts de finale, une performance notable que son rival du Maccabi n’a pas su égaler. Le parcours s’est toutefois arrêté face au Real Madrid, qui a dominé la série et privé le club israélien d’un accès au Final Four.
L’histoire
Cyril Benzaquen (36 ans) a été sacré champion du monde de kickboxing pour la huitième fois au Grand Palais à Paris. Double champion d’Europe et de France, il défendait une nouvelle fois son titre face à l’Italien Samir Selmi, de quinze ans son cadet. L’événement, qu’il organisait lui-même, a réuni de nombreuses personnalités venues le soutenir, parmi lesquelles Ary Abittan et Philippe Lellouche.