Alors que les critiques visant Israël se sont multipliées au sein des instances onusiennes depuis le 7-Octobre 2023, une responsable de l’ONU dénonce aujourd’hui des pressions internes ayant entravé la documentation de certaines atrocités commises par le Hamas. La juriste australienne Alice Edwards, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture, affirme que certains de ses collègues ont cherché à édulcorer un document consacré aux violences perpétrées lors de l’attaque du Hamas contre Israël. Elle évoque des réticences face à l’inclusion de passages portant sur des actes de torture, des violences sexuelles et d’autres sévices attribués aux assaillants. Lors d’une conférence organisée à Londres, elle explique avoir rencontré une opposition interne lorsqu’elle a tenté de consolider un rapport recensant les éléments recueillis par son bureau. Selon elle, seule une autre rapporteuse spéciale aurait finalement accepté de cosigner la lettre, malgré la gravité des faits documentés. Alice Edwards estime que « la politisation croissante des Nations unies affaiblit la crédibilité de l’institution et complique la reconnaissance de certains crimes ». Ses déclarations relancent le débat sur le traitement des événements du 7-Octobre au sein des organisations internationales et sur les tensions internes qui traversent le système onusien.