L’Union européenne tente de retrouver une influence sur le dossier israélo-palestinien, avec des perspectives de réussite toutefois limitées. Une réunion de l'Alliance mondiale pour la solution à deux États s’ouvrait lundi 20 avril, en présence du Premier ministre palestinien et ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Mohammad Mustafa.
«Nous nous réunissons aujourd'hui à un moment marqué à la fois par une tragédie immense et par une étroite opportunité concrète de passer de la guerre à une paix juste et durable, rendue possible par la solution à deux États», a déclaré M. Mustafa.
« L’Europe est le plus grand soutien de l’État palestinien, nous sommes le plus grand donateur pour l’Autorité palestinienne », lui a répondu Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, le 20 avril. La diplomate estonienne a défendu l’engagement européen dans ce dossier, sur le plan financier et opérationnel, notamment en matière de soutien à la police et à la justice. Si la solution à deux États lui apparaît comme la seule issue “viable” au conflit israélo-palestinien, Mme Kallas a constaté l’impasse actuelle dont elle a listé les facteurs explicatifs : le manque d’investissement de la communauté internationale, le refus du Hamas de déposer les armes - une exigence fondamentale d’Israël et de l’administration Trump -, et l’absence de réformes susbantielles au sein de l’Autorité palestinienne.
« Nous nous retrouvons au milieu de la tempête », a estimé, pour sa part, le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot, alors que la plus grande incertitude entoure l’avenir du cessez-le-feu transitoire en Iran et au Sud-Liban. La semaine devrait permettre de mesurer une nouvelle fois l’unité européenne et la capacité des plus virulents adversaires de Jérusalem à imposer leurs vues. L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie ont adressé, le 17 avril, une lettre à la Commission européenne pour exiger un réexamen de l’accord d’association entré en vigueur en 2000. Un accord dont Madrid a demandé la suspension, le 21 avril, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. Motif évoqué par le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez : Israël “ viole le droit international ”. Un acte de défiance supplémentaire.
Steve Nadjar
Hypocrisie
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de la haine anti-Israël
Qui sera encore étonné de la virulence de Francesca Albanese ? La rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoirres palestiniens s’est fait une devise de tenir des propos outranciers contre Israël, manipulant les contre-vérités et les discours de haine comme on enfile les perles, en toute impunité. Dernière sortie en date, samedi 18 avril sur le réseau social X, suite à la diffusion d’une vidéo dénonçant Tsahal. « J'en ai vu assez pour affirmer avec certitude que l'armée israélienne est l'armée la plus dégénérée », assurait l’Italienne, accusant Israël de violer toutes les lignes rouges fixées par le droit international, notamment contre les civils palestiniens. Le mois dernier, elle assurait sur RFI qu’Israël utilisait la torture de « manière systématique » à Gaza. Peu susceptible d'être accusé de soutien inconditionnel au gouvernement Netanyahou, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait eu cette phrase lors de la session du Conseil des droits de l'homme du 23 février 2026 : « Madame Francesca Albanese (...) n'est ni experte ni indépendante, c'est une militante politique qui agite des discours de haine ». Son dernier message en est une nouvelle illustration.
SN
Antisémitisme
Un adolescent inculpé pour une troisième attaque « islamiste djihadiste »
Il est présenté par les autorités allemandes comme « adhérant à l’idélogie islamiste djihadiste ». Après avoir poignardé le 5 septembre 2025 une enseignante dans son établissement de formation professionnelle puis un homme dans la rue à Essen (Ouest), un jeune homme de 17 ans, de nationalité kosovare, a été inculpé pour une troisième agression, a annoncé la justice allemande le 20 mars. Identifié par le parquet comme Erjon S., le suspect avait le même jour pris pour cible une concierge. Selon le parquet de Karlsruhe, « pour empêcher son arrestation et mourir en martyr, Erjon S. s'est précipité vers des policiers, le couteau à la main », écrit le parquet, avant d’être « blessé au visage par un tir de la police ». Décidé à « rejoindre le djihad contre les infidèles », l’adolescent avait indiqué avoir voulu « tuer autant de personnes de confession juive que possible ». L’enquête a permis d’établir qu’il s’est rendu à deux reprises devant la vieille synagogue de la ville dans le but de prendre pour cible des membres de la communauté locale, sans succès. Actuellement en détention provisoire, il devra comparaître devant la justice pour triple tentative de meurtre.
SN
L’AGENDA
JEUDI 23 AVRIL
Chypre : Sommet des dirigeants de l'Union européenne à Nicosie
VENDREDI 24 AVRIL
Russie : Audience dans l'affaire Robert Gilman, citoyen américain détenu en Russie
SAMEDI 25 AVRIL
Judée-Samarie : Élections municipales palestiniennes
DIMANCHE 26 AVRIL
Ukraine : 40e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl
LUNDI 27 AVRIL
Andorre : Déplacement du président français Emmanuel Macron
États-Unis : Visite d'État du roi Charles III
MARDI 28 AVRIL
Hongrie : Assemblée du parti Fidesz de Viktor Orban après la défaite aux élections législatives du parti d’extrêrme droite
MERCREDI 29 AVRIL
États-Unis : La Cour suprême américaine examine la révocation du TPS (Temporary Protected Status), un statut protégeant les immigrés haïtiens et syriens