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Salon MedEx : "Israël a besoin de médecins"

La troisième édition du salon MedEx s’est tenue à Paris, ce dimanche 3 mai. Cet événement, organisé par Nefesh B’Nefesh, en partenariat avec les ministères israéliens de l’Alyah et de l’Intégration, de la Santé, du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, ainsi qu’avec l’Agence juive pour Israël, s’inscrit dans le cadre du programme International Medical Aliyah Program destiné à simplifier le processus d’intégration professionnelle des médecins faisant leur Alyah.

3 minutes
3 mai 2026

ParFlorence Starkand

Salon MedEx : "Israël a besoin de médecins"

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Israël est le foyer des Juifs » a déclaré Ofir Sofer, le ministre de l’Alyah en visite à l’hôtel Méridien, tout en rassurant sur le contexte géopolitique particulièrement inflammable actuellement. « Nous allons dans la bonne direction, Israël en est à un changement stratégique, plus fort que jamais. Nous aidons les olim, notamment avec une aide de 2000 shekels et l’exonération de taxes pendant un an ». Il y a beaucoup d’opportunités en Israël, guerre ou pas, pour tous, comptables, ingénieurs, etc, a-t-il ajouté, partageant le plaisir qu’il a ressenti le jour de l’indépendance, lorsqu‘il a vu des centaines d’immigrés français, de première, deuxième, troisième génération, se recueillir avec lui puis aller tous ensemble au Kotel.

Il y a eu 3 200 immigrés de France en 2025, soit 40 % de plus que l’année précédente. L’Alyah reste un projet plein de symboles, d’émotions mais elle est motivée par les tendances de la société. Ainsi, beaucoup de médecins russes actifs en Israël vont partir à la retraite et la croissance démographique (3 enfants par famille) appelle plus de soins. « Nous avons besoin de recruter des médecins, des personnes qui veulent contribuer à l’idéologie et au développement du pays, ils sont très importants », a confié le cofondateur et président de Nefesh B’Nefesh Tony Gelbart qui a pour mission depuis 2024 de faire venir 2 000 personnes du monde entier en 4 ans. 1 000 sont déjà arrivées !  

«Les constructions d’hôpitaux vont bon train en Israël et les Français sont très bien formés », précise Patricia Zimmermann, directrice générale de la plus grande caisse médicale Clalit (50 000 employés) pour la région Centre qui gère 14 hôpitaux (Soroka, Rabin, etc) pour 700 000 habitants et ouvre 10 dispensaires par an et notamment un très grand centre de médecine spécialisée. « J’ai besoin d’une centaine de médecins pour ce projet. Je suis toujours émue par ces gens qui veulent vivre en Israël et non pas juste partir d’ici, ils savent que cela ne va pas être facile mais ils sont prêts à faire l’effort ».

Efrat Aflalo, en charge de la direction des médecins au ministère de l’Émigration confirme : « Nous aidons les candidats au départ pour les équivalences de diplômes, pour savoir où ils veulent travailler, car il y a une pénurie de docteurs ». Tous les acteurs du système de santé étaient présents au MedEx pour fournir les informations aux futurs olim. Qualita s’occupe d’aider le conjoint à trouver un emploi. Le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour renforcer le système de santé israélien, particulièrement en cette période de défis. Le ministère de la Galilée et du Néguev a vanté la diversité des communautés locales avec la possibilité de s’implanter dans un kibboutz ou un mochav, etc. Selon le lieu, il octroie une bourse aux médecins spécialistes de 300 000 ou 400 000 shekels et des aides fiscales (Sa’ad, Dimona, Sderot).

Sur les 558 médecins arrivés en Israël en 2025, 57 sont français, c’est deux fois plus que l’année passée. Au vu des 300 inscrits au salon cette année, le crû est attendu en augmentation en 2026.

Florence Starkand