Pas moins de six long-métrages consacrés à 39-45 sont projetés à l’occasion de la 79è édition. Nous les avons abordés dans nos précédentes éditions, mais rappelons-les afin de prendre conscience de l’importance que le festival souhaite donner à cette période sous toutes ses facettes. Comme pour nous alarmer afin de rester vigilant. En 1945, on avait promis la paix ! Ne l’oublions jamais, la Shoah et toutes les horreurs de la seconde guerre mondiale ont été les actes d’hommes contre d’autres hommes. Pas de bêtes inhumaines, pas de monstres, si peut-être dans les comportements, une expression abominable, mais qui reste les conséquences de l’espèce humaine. « La troisième nuit » montre la collaboration agissante contre les Juifs, tout comme « Notre salut ». « Moulin » expose le sadisme du nazi Klaus Barbie à l’égard du résistant Jean Moulin. « Le bois de Klara » et « Fatherland » se penchent sur l’histoire de l’Allemagne. Enfin et heureusement, le général De Gaulle dans le diptyque qui lui est dédié, ne transigea pas.
Échos de la Croisette
Sandrine Kiberlain
Après Une jeune fille qui va bien, Sandrine Kiberlain revient derrière la caméra pour un deuxième long-métrage, « Les quatre rendez-vous de Françoise », avec Charlotte Rampling, Sandrine Kiberlain, Rebecca Marder. On suivra une actrice qui espère le grand amour à quatre moments de sa vie, quatre âges.
Dix Pour Cent, le film
Netflix vient de dévoiler la bande-annonce du long métrage, disponible en salles le 10 septembre. Pour la promotion, la distribution prestigieuse (Camille Cotin, Laure Calamy, Vincent Macaigne, Liliane Rovère…) a foulé le tapis rouge ce week-end.
Gilles Lelouche
Dans « Moulin », à propos de son incarnation du résistant, Gilles Lelouche a précisé : « Je sais que s’effacer derrière les rôles, s’oublier, demande beaucoup de travail. Et je m’y tiens ». Avec ce rôle marquant, le comédien s’émeut : « J’ai une grande tristesse à imaginer ce que Jean Moulin a enduré, je pense que cet homme vivait un enfer absolu ».
Éric Cantona
L’ancien footballeur établit un lien avec entre son ancien métier et l’actorat : « J’ai toujours considéré que le football était un art. Une chose est certaine, c’est que je connais mieux mes personnages, que moi-même ». Un documentaire présenté au festival lui est consacré.
Géraldine Nakache
« Les prix ça ne sert à rien, mais ça compte énormément ».