Sous l'impulsion de sa direction nationale et de ses bénévoles, le Bné Akiva France relève les défis de l'éducation informelle dans une société en mutation. Plus que jamais, le mouvement fondé au lendemain de la création de l'État d'Israël s'affirme comme un acteur éducatif pour la jeunesse juive française reposant sur trois piliers fondamentaux : la Torah, l'Avoda (le travail/l'action) et le sionisme.
Doron Ben Yahia, shaliah merkasi (émissaire national) arrivé d'Israël en septembre 2025, souligne que le mouvement agit comme un véritable « pont entre Israël et la communauté juive en France ». Une mission qui passe, explique-t-il, par la présence de shlihim (envoyés) auprès des jeunes afin qu’ils s’approprient leur identité juive et sioniste. Il explique : « notre structure peut se permettre de parler à la jeunesse de manière libre et d'encourager l’Alyah sans parasitage par des questions politiques ».
Sur le terrain, le dynamisme est palpable avec cinq groupes locaux (snifim) actifs à Paris (notamment dans le 19e), à Strasbourg ou au Raincy, et l'ouverture imminente d'une sixième antenne. Les activités du chabbat et les événements ponctuels autour des fêtes rassemblent des dizaines d'enfants encadrés par des animateurs bénévoles. Pour Marc Ackermann, trésorier et responsable des opérations, basé à Strasbourg, cet encadrement dépasse le simple loisir : « les lieux d'éducation informelle forment un troisième pôle qui permet un brassage social différent, où l'on apprend à vivre avec des personnes différentes dans le respect et même la curiosité ».